Thailande

En cette fin d’année 2018, nous avons posé notre sac à dos dans les montagnes du nord de la Thaïlande, dans le petit village de Huay Pooling à 5h de route de Chiang May.

Nous y avons rencontré Whan Puangchompoo, directrice d’une petite école primaire qui accueille environ 130 enfants dont presque la moitié vivent au sein même de l’établissement. En effet, le nord de la Thaïlande est peuplé de nombreuses tribus comme les Akha, les Hmong ou les Karen. Ces tribus sont souvent isolées, loin du monde touristique de la Thaïlande d’aujourd’hui et par conséquent loin de l’argent qui ce secteur génère. Les membres de la tribu sont presque tous des paysans vivant bien en dessous du seuil de pauvreté, et n’ont bien sûr pas les moyens d’acheter une voiture ou un scooter pour parcourir les dizaines, voire les centaines de kilomètres, qui les séparent de l’école la plus proche. Aucun transport public n’opère dans ces régions isolées. La seule solution est donc l’internat.

Heureusement en Thaïlande, l’école est gratuite et le gouvernement prend en charge l’hébergement et la nourriture de ceux qui ne peuvent rentrer chez eux.  Une dépense qui pèse lourd dans le budget alloué à ces écoles et qui ne laisse donc que peu d’argent pour entretenir les infrastructures existantes et encore moins pour en construire de nouvelles. Le manque de moyens rend l’éducation des enfants difficile et les résultats scolaires sont bien en dessous de la moyenne nationale.

L’urgence pour la jeune directrice c’est la création d’une nouvelle salle de classe. La majorité d’entre elles datant de plusieurs dizaines d’années sont de plus en plus difficile à entretenir (fissures, humidité, moisissure, toit qui fuit..). Nous avons donc eu l’idée de construire une salle de classe ouverte sur l’extérieur, moins assujetti à l’humidité. Et puis nous sommes au milieu des montagnes et d’une nature luxuriante, pourquoi ne pas en profiter. Cette nouvelle salle servira également de lieu de vie après les cours pour les enfants qui n’ont pas la chance de rentrer chez eux le soir et le weekend.

Chez Woke, nous pensons que ce projet doit être soutenu et avons donc pris en charge les coûts de l’ensemble de la construction. Nous avons utilisé au maximum des matériaux écologiques (bois, feuille de bananiers) et surtout des matériaux de récupération afin de réduire le coût financier et l’empreinte carbone.