Aide aux réfugiés

Place du 1er Mai, Clermont-Ferrand.

Nous sommes le 3 Septembre quand plus d’une centaine de personnes décident d’investir la place du 1er Mai à Clermont-Ferrand. Des demandeurs d’asiles, des déboutés, des réfugiés, des femmes, des hommes et des enfants qui faute de solution se retrouvent dehors.

Aujourd’hui ils sont plus de 300 et on dénombre près de 90 enfants. Ils ont fui la guerre, les persécutions, la répression politique, ont parcouru des milliers de kilomètres à travers des pays où leurs droits fondamentaux sont souvent bafoués. Réduits en esclavage, humiliés, torturés, violés, ils sont une proie facile pour les trafics en tout genre. Des récits souvent bouleversants et complexes qu’il est difficile d’imaginer lorsque l’on nait dans un pays comme la France.

Nous connaissons malheureusement bien ces histoires, nous les avions entendus 2 ans plus tôt sur l’île de Lesbos. Là-bas ils rêvaient d’Europe, ils rêvaient d’Angleterre, de la France, de l’Allemagne. Mais aujourd’hui, après ce long et périlleux voyage, ils dorment dehors, dans nos rues en ce début d’hiver.

Nous ne sommes pas un parti politique et il nous importe peu, ici du moins, de savoir à qui la faute. Notre unique préoccupation est de trouver un moyen de les aider, de les traiter pour ceux qu’ils sont, des Hommes, de les traiter comme nous aimerions être traiter si nous devions faire face à la même situation. De leur montrer que la France est toujours une terre d’accueil et que l’Auvergne de Brassens n’est pas morte.

Pendant plus de 2 mois, les associations et les bénévoles se sont relayés chaque jour pour leur venir en aide. Distribution de tentes et de repas chaud, assistance juridique, c’est tout un écosystème qui s’est créé autour d’eux.

Aujourd’hui, au moment où nous écrivons cet article, il semblerait qu’une solution ait été trouvée et que l’ensemble des « habitants » de la place du 1er Mai seront relogés dans les gymnases avoisinants. Un dénouement qui bien évidement nous réjouit même si nous savons que cela ne résoudra malheureusement pas tout.

Chez Woke, nous sommes fiers d’avoir pu participer à ce mouvement solidaire et remercions tous les bénévoles présents sur place qui ont facilité notre intégration à leurs côtés. Nous remercions également le photographe Mickael Crépel qui est venu mettre un visage sur ceux qu’on appelle migrants. Et bien sûr Clément Rousseau, gérant de Sushi Shop, co-fondateur de Woke pour avoir donné plus de 100kg de nourriture pendant cette période.